1er janvier 2010 : l’Inra se dote d’un centre unique de recherche en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce nouveau dispositif, résultant de la fusion des centres d’Avignon et de Sophia-Antipolis, place le centre PACA au quatrième rang national parmi les 19 centres Inra avec un budget consolidé de 54 millions d’euros. Il rassemble 970 agents répartis dans 29 unités et 2 structures associées. Il comprend 2 sites principaux : Avignon, Sophia Antipolis et 7 autres sites : Aix-en-Provence, Gotheron, Grenoble, Le Cap d’Antibes, Les Vignères, Manduel, Marseille.

Cette fusion permet une meilleure lisibilité de l’Inra et un renforcement de la représentativité de l'Inra en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, un dialogue plus fluide et plus cohérent avec les interlocuteurs régionaux, un dispositif scientifique consolidé autour de trois pôles : Adaptation au Changement Global (ACG) et Production Horticole Intégrée (PHI) à Avignon, Santé des Plantes (SP) à Sophia Antipolis. En dehors de ces pôles scientifiques majeurs, des activités sont développées dans le cadre d’autres réseaux internes ou externes à l’Inra (Biotechnologie des Champignons Filamenteux (BCF), Economie appliquée (GAEL) et Physiologie Cellulaire Végétale (PCV)). La création d'un centre unique à l’échelle régionale présente l’intérêt d’une coopération scientifique accrue entre les trois pôles constitutifs du centre, d’un bénéfice commun dans le montage de projets scientifiques, d’un renforcement et d’une déconcentration de l'appui à la recherche au niveau régional.

Dans le contexte actuel, très évolutif, cette consolidation en un centre unique permet de faire face aux nouveaux enjeux de la recherche agronomique (outils de recherche, mondialisation des questions agricoles, compétition internationale...), à une forte évolution du dispositif national de recherche, à une politique partenariale intensifiée, à un engagement européen devenu prioritaire.
Dans les domaines de l'agriculture et de l'environnement, relevant des compétences de l'Inra, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur subit actuellement une évolution sur 3 fronts. Un accroissement de l'urbanisation et le développement de l'activité touristique, une crise des systèmes de production agricoles traditionnels confrontés à la concurrence européenne voire mondiale, une déprise agricole induisant localement une recolonisation par les écosystèmes forestiers. Cette évolution des pratiques et des usages intervient parallèlement au changement climatique en cours. Une évolution des paysages et des modes de production semble inévitable. Elle doit être accompagnée et maîtrisée, par un aménagement et une gestion des territoires agricoles et forestiers qui garantissent une production durable et un environnement protégé et conservent à la région son attractivité touristique.
Pour s'imposer, l'agriculture régionale doit résolument faire le choix d'une production de très haute qualité. Elle doit s'appuyer sur une certification des produits et sur une industrie de la conservation et de la transformation novatrice, diversifiée et garantissant la sécurité alimentaire.