L’agriculture dans le sud du bassin méditerranéen revêt une dimension socio-économique considérable. L’une de ces principales missions est d’assurer l’autosuffisance alimentaire des populations et de doper la production agricole afin d’en faire un pilier important des économies nationales. Le constat actuel souligne des difficultés dans la réalisation de ces objectifs.
Par ailleurs, les impacts du changement climatique avec l’augmentation de température, la désertification, et la salinisation des sols représentent une menace nouvelle pour les récoltes avec les possibilités d’apparition, de prolifération et de multiplication des maladies et parasites. Si on cumule ces difficultés avec la contrainte environnementale qui s’amplifie, on constate que l’agriculture dans les pays du Maghreb et en Algérie en particulier se voit confronter à des enjeux immenses en ce début de XXIème siècle.
Une coopération à développer en Santé des plantes et Environnement
Il est clair que les objectifs de qualité, de sécurité sanitaire et d’exigence environnementale ne pourront être atteints que si l’agriculture de ces pays et en particulier l’Algérie, bénéficient d’un soutien important en matière de recherche et de formation.
Dans le cadre du programme Averroès un consortium d’Universités du Nord, du Sud et de réseaux euro-méditerranéens collabore pour développer une coopération durable entre partenaires des deux rives. Les Universités d’Oran en Algérie et de Nice-Sophia Antipolis en France liées par une convention cadre en cours de signature font partie intégrante de ce consortium et voudraient maintenant amplifier leur partenariat en matière d’agriculture durable, à l’interface Agriculture/Environnement.
Des scientifiques de l’INRA et de l’Université de Nice-Sophia Antipolis à Oran
L’Institut Sophia Agrobiotech - INRA, Université de Nice Sophia Antipolis et CNRS - de par sa composition d’entomologistes, de phytopathologistes et de physiologistes du végétal n’a pas d’équivalent en France et très peu en Europe. Il représente un lieu internationalement reconnu dans le domaine de la protection et de la santé des plantes. Les Universités algériennes d’Oran, mais également, de Tiaret, de Mostaganem, de Tlemcen, Sidi Bel abbes ainsi que l’INRAA Algérie qui développent des recherches sur cette problématique sont très intéressés par une forte collaboration dans ce domaine entre les deux rives de la méditerranée.
L’objectif des rencontres actuelles et futures, organisées à Oran, est de mettre en place les modalités de coopération durable sur plusieurs thèmes ciblés de la problématique Santé des plantes.
Un programme chargé pour une problématique majeure
Les thématiques qui seront abordées concerneront la fixation azotée symbiotique, la résistance des plantes aux pathogènes, la lutte biologique avec les insectes comme agents auxiliaires, les espèces invasives dans les agro systèmes et la protection intégrée des cultures avec le modèle serre.
Un nouvel enseignement identifié à Oran
La création d’un nouveau master à Oran intitulé biotechnologies et développement durable est envisagée pour la rentrée 2013. Ces journées ont permis de travailler sur le contenu de ces formations, sur les moyens à mettre en œuvre et sur les attentes de chacun.
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